COUPS DE TRISTESSE

Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 05:10


gaulois   américains.


POur une fois on va faire taire Uderzo et non ce n'est pas les gaulois les fous, mais bien nos cousins d'amérique.

Samedi, sur TF1, une émission connue et reconnue REPORTAGE.



Et là le choc, un enfant de 6 ans avec une arme dans les mains, et le père, fier, heureux, qui le pousse à utiliser cette arme et d'autres encore plus puissantes. Lui même avait eu sa première arme à l'âge de 5 ans, offerte par son père. La maman buvant un thé, le sourire aux lèvres, raconte comme elle trouve sympa qu'ils fassent des choses ensembles tous les deux.

Mais le choc ne s'arrête pas là, la caméra nous montre un semblant d'école, une espèce d'institutrice, et des cours sur les armes, des têtes blondes qui écoutent avec attention, et là c'est un autre choc pour moi, la sensation d'être sur une autre planète.


Une petite fille de 7 ans, tir au fusil d'assaut et trouve ça mieux que d'aller à l'école et elle dit une chose vrai, "on n'a pas besoin de réfléchir" c'est édifiant, les usa donnent des armes et entraînent des enfants, sans réflexion, et leurs donnent la possibilités de tuer un jour froidement.

Tout le reportage a été une douche froide, comme ce père de famille, qui à table regarde ses enfants entrain de nettoyer les armes, et au fond, au loin, un crucifix, si dieu (je ne suis pas croyante excusez moi si je choque les catholiques ou autres religions) n'était pas mort, enterré et ressuscité comme disent les catho, il se retournerait dans sa tombe.  Et quand il dit ouvertement qu'apprendre à tirer à ses enfants c'est comme leur apprendre à jouer au basket, je me dis que le monde est fou, je n'ai jamais quelqu'un mourir d'un coup de ballon sur un terrain de basket.

Une autre séquence, un père améne son fils au pas de tir, et là l'enfant 7 ans, tient une arme de poing, un automatique, et il l'a dirige vers un autre couple père et fils, alors que l'arme est chargée, édifiant, le papa, en sa qualité de "bon père" lui explique qu'il ne faut pas, car il aurait pu les tuer. Puis ils reprennent le tir voilà comme ça, comme si rien ne s'était passé.

A l'issu de ce stage en école, les enfants 7 ans en moyenne repartent avec un diplôme, les parents sont fiers, et tout cela vient du fait qu'il existe le 2éme amendement de la constitution des états unis, 200 ans qu'ils peuvent porter des armes en toutes impunité, et le résultat de ça ?  vous pensez qu'ils sont plus en sécurité ? qu'ils sont moins agressés ? non le résultat c'est qu'aux usa, ce grand et beau pays, un adolescent tue tous les 3h.



Les usa sont une poudrière souriante et accueillante.
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Si vous n'aviez pas vu l'émission je vous mets le lien ,c'est édifiant.



REPORTAGE

Par GOLDA - Publié dans : COUPS DE TRISTESSE - Communauté : ma famille et moi
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 13:54




Voilà ils sont partis, c'est la première fois que je passerais noël seule, sans eux, sans mes amours, ceux qui m'épuisent mais sans qui je ne peux vivre, mes enfants.


Toute notre vie est faite d'épreuves, de malheurs, de bonheurs, et émotionnellement nous sommes tenus par certaines dates plus dures que d'autres à vivre, et quand cette date à une signification heureuse pour des millions de gens, ça devient encore plus lourd à porter, car on se doit de montrer un certain bonheur, même si au fond de soi le coeur a du mal à battre.

J'ai des dates difficiles, et quand elles sont là  je deviens plus fragile, mon coeur est plus lourd, les larmes plus présentes, le souffle plus court, et l'esprit ailleurs. Malheureusement pour moi une de ces dates c'est le 24 décembre.

Jusqu'à présent, et du fait de mes enfants, je le vivais ; ni bien, ni mal, je vivais cette date, je m'étonnais par moments et malgré ma peine à rire de les voir déballer leurs cadeaux, pousser des cris, mais cette année, il n'y aura pas de cris, pas de rires, il n'y aura que mes souvenirs et cette douleur qui aura alors toute la place qu'elle va prendre.

J'ai fait bonne figure tout à l'heure quand il est venu les chercher, j'ai du mettre de côté les rancoeurs et le reste pour leur dire aurevoir sans pleurs et même avec joie, car c'est ainsi qu'il faut dire aurevoir à ses enfants, pour qu'ils partent le coeur léger. Alors maman fut souriante, drôle, et je les ai couverts de baisers.

Puis j'ai fermé la porte,  monté les quelques marches, pris l'ascenseur, et me suis assise en laissant couler les larmes.



Les années passent et j'ai l'impression que cette blessure ne se referme pas, est ce qu'un jour noël aura un autre goût que celui du chagrin ?

Alors pour ne pas trop penser et ne pas se trop se laisser aller à cette peine, je pense à quelqu'un que j'aime plus que tout et qui a perdu un être cher, qui avait 21 ans de souvenirs et d'amour et je me dis qu'il y a toujours pire que sa propre peine.


Le 24, je serais seule, sans eux, alors j'allumerais des tas de petites bougies pour tout ceux qui sont partis et qui n'auraient pas du, par ce que c'est tellement injuste.









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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 22:16





Voilà dans quelques temps nous arriverons aux beaux jours, les vacances, le soleil, la mer et comme tous les ans, les abandons d'animaux.

Ce brave petit chien ou petit chat que vous aviez acheté, qu'on vous avez offert ou que vous aviez recueilli, ce petit animal s'est avéré être bien plus qu'une boule de poils trognon.

Oui il a fallu le sortir plusieurs fois par jour et même sous la pluie
Oui il a fait des dégâts chez vous
Oui pour partir en vacances faut s'organiser


Tout cela il fallait y penser avant de le prendre cet animal.

Quand je vois au fil des années des gens qui se disent  "humains" recueillir un animal pour mieux l'abandonner une seconde fois, ça en dit long sur "'l'humanité" de ces personnes.

La cruauté de ces gens qui n'hésitent pas à abandonner un animal, dans une forêt, sur le bord d'une route, me sidére et m'améne à une totale incompréhension, j'ai beau chercher quelque chose d'humain ou d'animal chez ces gens, mais non je ne trouve décidemment rien, juste l'écoeuremment le plus grand me vient à leur égard.

Quand on n'est pas capable de s'occuper d'un animal, et cela peut arriver, personne n'est à l'abri et je ne jette pas la pierre à ces gens là, on fait alors tout pour placer l'animal chez quelqu'un, mais en aucun cas on va lâchement l'abandonner et c'est dans ce cas là que je leur jette la pierre.

Je me suis toujours imaginé ce qu'un animal qui était au chaud dans un foyer peut se dire quand il se retrouve seul en pleine forêt où sur le bord de la route, et là ça me monte les larmes aux yeux.

J'aimerais croire qu'un jour les irresponsables ne le soient plus, mais ça reste un rêve, un coeur de pierre reste un coeur de pierre.





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Lettre à mon maître


Ce matin, tu étais déjà debout, tu faisais les bagages. Tu as pris ma laisse. Que j'étais content ! Une petite promenade avant les vacances !

On est parti en voiture. Tu t'es arrêté au bord de la route, la portière s'est ouverte, tu m'as lancé un bâton... J'ai couru, couru, je l'ai attrapé... Mais quand je me suis retourné, tu n'étais plus là, pris de panique, j'ai couru dans tous les sens pour retrouver, mais ce fût en vain !

De jour en jour, je m'affaiblissais. Un homme s'est approché de moi, m'as mis une laisse et je me suis retrouvé en cage. C'est là que j'ai attendu ton retour, mais tu n'es jamais venu. la cage s'est ouverte mais ce n'était pas toi. C'était cet homme qui m'avait ramassé. Il m'a conduit dans une pièce qui sentait la mort. Mon heure est venue...

Cher maître, je veux que tu saches que malgré ce que tu m'as fait, c'est ton image qui me revenait avant mon dernier soupir et si je pouvais revenir sur terre, c'est vers toi que je courrais, car je t'aimais.

 



 

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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 22:50



On s'y attendait depuis 1 an déjà, Caline mon chien, mon premier amour, celle qui fut ma meilleure amie durant 15 ans, m'a quitté, alors certains diront ce n'était qu'un chien, mais non pour moi elle était plus que ça.

Je l'ai eu elle avait 3 mois, c'était une adorable boule de poils abricot, collée à moi du matin au soir et j'adorais ça. Je lui ai appris les bonnes manières ;-), dodo dans mon lit, faire des bisous sur la bouche, repas à table durant ses premières années et j'en passe.

C'était un caniche nain, qui ne bougeait pas, n'aboyait pas, un amour de petit chien qui jamais ne m'a réveillé à 7h du matin pour le pipi bien au contraire, un petit chien que j'emmenais de partout car elle plus sage qu'une image, train, avion, bateau, coiffeur, bref une perle.

Durant des années elle m'a donné beaucoup d'amour, beaucoup de serenité, beaucoup de rires.

Puis j'ai eu le drame de ma vie, la perte de ma première fille, et en rentrant chez moi, Caline était là, elle s'est laissé porté comme un bébé que je berçais, et on est resté ainsi durant des heures sans bouger. Même si ce n'était qu'un chien comme dirait certains, et bien elle a su me donner l'amour qu'il me fallait à ce moment là.

Nous étions complices, nous étions si pleines d'amour l'une pour l'autre depuis 15 ans, que ce soir j'ai le coeur très lourd.

Depuis 1 an, elle vivait chez mes beaux-parents, elle était incontinente et avec les enfants dont Solène par terre, on avait convenu que ce serait mieux qu'elle soit dans une maison avec un grand jardin pour finir ses jours et j'avoue j'appréhendais la voir mourir ici avec mon fils, c'était une crainte.

Je sais à quel point elle était bien chez eux, car elle aimait terriblement mes beaux-parents.

Caline est morte en décembre, ce fameux mois que je déteste, mes beaux-parents, toujours si pleins d'attention envers moi, me sachant triste à cette période ont caché la nouvelle, et c'est ce soir lorsque mon amoureux est rentré de son week-end chez eux que j'ai appris la nouvelle.

Caline est enterrée dans leur jardin, au pied d'un arbre, un endroit qu'elle aimait plus que tout, je reste avec mon plus grand regret ne pas avoir été là.

C'est ainsi, ce que je sais aujourd'hui c'est qu'elle restera mon dernier chien.

Certains diront ce n'était qu'un chien, je le sais, et je suis bien placé pour connaître la différence d'avec la perte d'un humain, mais quand même c'est une véritable peine, car c'était un véritable amour.

Voilà mon petit chien d'amour n'est plus est je suis bien triste.





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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 06:32


Et toujours avec les douleurs, j'ai pris parti d'avancer quand même, car à priori pas grand chose à faire, le moral en a pris un bon coup, je pensais avoir donné niveau douleurs, erreur, ça perdure et il va falloir faire avec.

J'ai vu le généraliste, l'ostéo (plusieurs fois),  il s'agit de
névralgie cervico-brachiale, maintenant direction le rhumato pour une infiltration qui je l'espère me soulagera, en attendant pas le choix, je dois aller travailler et m'occuper du quotidien, puis l'accupuncteur et la kiné qui je l'espère feront des merveilles. Bref j'en suis à un stade où je prendrais même un rendez-vous chez un sorcier vaudou. lol

Rien de bien réjouissant, je vais essayer de continuer mon blog, même si je vous l'avoue, j'ai pensé l'arrêter, écrire est une souffrance physique, mais vu que je travailles aussi sur pc je me dis qu'un peu plus ne changera en rien mes douleurs au point où j'en suis, enfin on verra.



Heureusement au milieu de tout ça, il y a vous et vos gentils mots, MERCI pour vos lettres, vos appels, merci à vous tous, cela me touche et me fait chaud au coeur.

ET il y a aussi mes amours si présents, zom qui assume tout, un travail à horaires décalés, nos enfants, moi, le ménage, et qui lors d'une sale journée, une journée qui vous laisse sur le canapé pleine de râles et de douleurs, revient des courses avec notre Yoan et cette si jolie surprise.





































C'est pas un amour franchement ?


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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /2008 08:49



Aujourd’hui je range mon humour,  pour me laisser rattraper par mes souvenirs, ma tristesse et mes blessures.

 

Voilà 7 ans que j’ai perdu mon bébé, ma Clara, il y a eu après elle, bien d’autres drames avant d’avoir mes enfants, mais elle reste à part, elle est et restera mon premier enfant, celui pour lequel je m’étais tant battu durant des mois, tant de combats pour rien,  un ventre et des bras vides, voilà ce que la vie m’avait donné.

 

Je savais que jamais je ne m’en remettrais, que jamais je ne ferais le deuil, je l’espérais malgré tout, mais tous les ans, comme tous ceux qui sont meurtris dans leur cœur, les dates anniversaires sont alors une épreuve à passer. Sa naissance le 13 décembre, puis son incinération le 24 décembre, oui le jour de noël, quelle horrible date pour dire adieu à son enfant, chaque date est horrible quand un tel drame survient, mais celle ci n'a alors plus sa signification première et ce pour le restant de votre vie.

 

Quand ces dates surviennent nous sommes alors plus sensibles, plus fragiles, les larmes sont au bord des yeux, et le corps  se rappelle à ce qu’il était.

 

Je ne me doutais pas à un seul instant que tas d’années après je pleurerais encore autant ma petite fille, cela m’a rattrapé et ce fut un choc pour moi. Je pensais que mes enfants, me réconcilieraient avec mon passé, feraient en sorte que mon cœur soit moins rempli de larmes, mais non seulement un enfant ne remplacera jamais un autre, mais un ou deux enfants ne calment pas cette douleur viscérale.

 

Cela fait 7 ans, et je suis étonnée de la quantité de larmes qu’une femme peut avoir en elle, et je me doute que cela s’atténuera un jour.

 

Elle s’appelait Clara, elle aurait eu 7 ans aujourd'hui, un si joli chiffre pour une si jolie petite fille, mais la vie en a voulu autrement.

Alors aujourd'hui comme les semaines qui précédent et suivent sa date, j'ai les larmes aux bords des yeux, et comme tous les ans depuis 4 ans et 8 mois, je vais faire comme si tout allait bien ,pour mon fils, pour ma fille, et ce sera le coeur, la gorge serrés que je regarderais mon fils chanter, car ce matin c'est la chorale, et la vie continue malgré ma peine et mes blessures.



EDIT du dimanche 14 décembre:

merci à vous toutes pour vos mots si touchants, ça fait chaud au coeur, beaucoup parmi vous m'ont rassuré sur le fait que cet état est normal, que faire son deuil n'est pas une évidence ou une obligation, que oui 7 ans après on peut toujours en souffrir terriblement, merci, merci. C'est une période difficile, toute cette période de noël, pour moi, mais pour tant d'autres également, qui vivent des drames au quotidien, la vie n'est pas celle que l'on nous raconte dans les contes lorsque nous sommes petites, (ils vécurent longtemps, heureux et eurent des tas d'enfants), la vie est différente et malheureusement nous l'apprenons à nos dépends, mais c'est la vie, c'est la notre, et n'avons pas d'autres choix que de mettre un pas devant l'autre. 

Par GOLDA - Publié dans : COUPS DE TRISTESSE - Communauté : ma famille et moi
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 21:22


ce nom, cette adresse, ne vous dira peut être rien, et pourtant elle est lié à un drame humain terrible, nous étions voisins, nous entendions les rires des enfants, les croisions lors de nos sorties au parc, les femmes noires, belles, grandes et élancées, arborées fièrement de magnifiques boubous colorés, ça sentait toujours bon  les épices, le riz, on entendait les rires, comme seuls les africains savent rire, un rire qui vient du fond des coeurs, des rires pures,  les hommes et les femmes se levaient tôt pour aller travailler, pour gagner une misère et payer une fortune pour se loger dans ce taudis où les rats aussi avaient  élus domicile, ces gens venaient de loin, ils vivaient avec rien, et pourtant ils avaient toujours ce sourire aux lèvres, que nous autres nantis n''avons pas.
Jamais ces différences de peau, de culture, de coutumes, on se retrouvait dans les regards, dans les sourires et dans les rires, puis un jour, tout c'est tu.
Le feu pris possession des murs, des gens, des enfants, par une douce nuit du mois d'août.
Le matin, nous les voisins, on a découvert le drame.
Je me souvenais de ces petits bouts de 3 ans qui couraient après mon fils dans le parc, et les larmes ont coulé, pendant très longtemps, durant un an je n'ai pu marcher sur ce trottoir, ce bout de bitume où des mamans prises au piège des flammes, pensant sauver leurs enfants, ont sauté avec eux. J'ai mis un an avant de remarcher sur ce trottoir, qui n'en n'est plus vraiment un, il est pour moi un tombeau.
Il y eu beaucoup de morts, trop de morts, il n'aurait pas fallu qu'il y ait un seul mort.
Ce n'était pas des squatters, c'était des gens, des familles qui payaient à des "assassins" une fortune pour des logements miteux, honteux.

Tous les jours je passe devant cet immeuble, tous les jours je tourne mon visage et le regarde, et je pense à eux, aux enfants, puis ils ont commencé à le démolir, le feu avait tout mangé, l'immeuble devenait un danger, que pouvait il faire de plus qu'il n'avait fait ?

Ils sont arrivés un matin, avec leurs machines ils ont ouverts l'immeuble, on a vu les entrailles, des jouets brûlés, des murs noircis, et on imagine l'insoutenable, et les larmes coulent devant l'indifférence des passants.

Ils ont tout cassé, il ne reste plus rien, même plus de fondation, juste une plaque, voilà les années passent et moi je n'oublie pas, :  17 morts, dont 14 enfants.

Boulevard vincent auriol, c'est pas qu'un nom.







MEDINE est un rappeur qui a écrit une magnifique chanson sur ce drame, lisez les paroles, elles sont  la vérité, l'horrible vérité.

Dans le clip que vous allez voir, vous entendrez des voix d'enfants, car un reportage avait eu lieu quelques temps avant, les gens craignaient un incendie, ils savaient qu'ils y perdrait la vie, ils avaient raison. Personne n'a rien fait, ils ont laissé le temps, l'insalubrité faire leur travail.
Toujours dans le clip, à la fin on voit des messages écrits, c'est dans le parc où tous les enfants jouaient, 14 enfants morts, qui étaient dans l'école du quartier, à la rentrée, leurs copains les ont cherché, il a fallu expliquer. Puis vous verrez l'immeuble, les pompiers, les images sont celles du drame.









Sénégal 1978, le départ de mon pays ressemble plus à ma fuite
J’ai entrevu la réussite et son manteau tricolore
Pris refuge au près de l’ex-colonisateur
Homme de couleur qui un jour quitta l’Afrique
Quitta l’hémisphère sud et le Cancer des Tropiques
En direction des cités d’or
Mis le cap sur le Nord
Sans ma famille mais l’issue de son sort
Paris la capitale Française,
J'atterris sur la plus belle ville du monde entre deux chaises
Entre les boulots et l’entassement des foyers
Entre l’argent familial et le règlement du loyer
Si mes calculs restent bons, jusqu’en août
J’arriverais à m’en sortir
Mais en marchant sur une poutre
Bientôt j’aurais de quoi les faire venir
Mon épouse mon fils et ma fille pour changer d’avenir
Plus d’un millier de journées ont passées
Je retrouve le visage de ma famille soulagé
Après leur vol avec escale sur le territoire d’Espagne
Le temps d’un contrôle de réparer les pannes
En panne de coeur en mal du pays
Mon fils et ma fille pleurent leurs amis chaque soir dans leur lit
Dans quelques mètres carrés fermés de contre-plaqué
Pour que le froid hivernal se trouve contre carré
Ménagère dans les hôtels est mon épouse
La peinture en bâtiment sera ma seconde épouse
Avant qu’elle me foute à la porte un joli soir de printemps
Et qu’elle me dise débrouille toi maintenant
Entre temps quelques nouvelles frimousses apparaissent
Un deuxième fils une deuxième fille, une double caresse
Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules
Je me retrouve sans un toit avec mes valises sur le sol
Retour au point de départ
Sur les quais de la gare
Habitations faites de toiles
Ce sont des tentes pour dortoir
Des couvertures dans la boue pour Marabout
Une corde entre deux trous pour faire sécher les boubous
France terre d’accueil, loin de mon village
Je ressens la ségrégation dans les plis de leurs visages
Apparemment les droits de l’homme ne marche pas pour les hommes noirs
Ne marchent pas pour les femmes noires
Mais l’exception de la règle un jour descendit de son bus
Sur son t-shirt était écrit Emmaüs
Appartement provisoire trouvé par les gens du livre
Vincent Auriol c’est le nom qui nous délivre
Un boulevard du 13ème arrondissement de Paris
Provisoirement j’y habiterai en plus le quartier est paisible
La charpente a l’air solide mais le bois est sec
Un incendie n’en ferait qu’une bouchée de pain sec
Sans attendre j’emménage avec ma femme de ménage
Avec mes problèmes d’argent et mes enfants en bas âge
J’envisage de rester peu de temps ici
Alors j’entreprends des démarches à la mairie de Paris
Simple précaution j’épluche les annonces
Mais derrière chaque demande se cache la même réponse :
"On vous rappellera, l’appart est déjà loué"
Même si parfois j’avais d’avance de quoi payer 3 loyers
15 ans pour comprendre le système
15 ans de lettres mortes envoyés au ministère
Trop étroit est devenu ce double F3
Et s’en est trop car les petits se sont fait mordre par les rats
Insalubrité au rendez vous des crasseux
Suffisant pour mon espèce, pour les gens de ma race
Voici la France des odeurs qui ressurgit
Le tas de poussière qu’on a glissé sous un tapis
Dernière couche de peinture au plomb, c’est là leur socialisme
Mais ce sont nos enfants qui souffrent de saturnisme
Et je repense à ma venue de Dakar
Le rêve européen s’est transformé en cauchemar

—Extrait du journal télévisé de France 2" (les enfants que l’on entend ici sont morts dans cet incendie, paix à leur âme)
"Mais depuis quelque semaines, elle craque, son fils de 6ans aurait été mordu par un rat en pleine nuit"

-(le petit parle) Il était monté ici, après il est venu par ici, après il a sauté et après il m’a mordu..

"Mais aujourd’hui les habitants craignent pour leur sécurité et redoutent un incendie"

—fin de l’extrait —

Voici l’heure d’un repos bien mérité
Après une dure journée de labeur je m’assois devant la télé
"¨PAPA !! PAPA !!" -Mais qu’est qui a encore, vous devriez déjà être couché n’avez vous pas vu l’heure ?
Je me dirige vers la porte qui mène à l’autre appartement
Qui sert de salle de jeu et de chambre pour enfants
Une fumée noire qui s’infiltre sous la porte
Un hurlement de femme, qu’a t-elle a crier de la sorte ?
Ce sont des flammes, des flammes grandes comme les montagnes
Qui embrasent le corridor, les escaliers avec hargne
Un monstre de feu qui avale tout sur son passage
Qui détruit les fondations étage par étage
C’est une boite d’allumette enflammée de 6 étages
Une prison de feu qui entreprend son carnage
Aucune issue et ce depuis des années
Aucun extincteur ni détecteur de fumée
Et soudain je me souviens la raison pour laquelle je me suis levé du fauteuil
Pour les enfants et leurs querelles
Désormais séparés par l’incendie
Je cherche le regard d’un de mes fils d’un de mes filles
Ne bougez pas j’appelle les combattants du feu
Car papa n’est pas assez fort pour sauter dans le feu
Sauter dans le brasier d’un immeuble insalubre
Autant fermer les yeux et prier fort pour son salut
10 minutes se sont passées, aucune sirène aucune aide
Les entrées sont scellées dirigez vous vers les fenêtres
A plat ventre comme les cafards nos collocataires
La position est bien connue, face contre terre
En une fraction de seconde c’est ma vie qui s’enfuit
Lorsque le plafond s’écroule sur le dos de ma famille
Voici mon cercueil, ma cité provisoire
Vincent Auriol c’est le nom de son boulevard

15 ans, 17 personnes sacrifiées
14 enfants ont péri sur le bûché
Bien souvent l’atrocité de la mort fait bouger les choses
Car désormais ils seront logés sur les roses
Dernière insulte par le chef commissaire :
"Tous ces noirs sont-ils en situation régulière ?"
Voici le prix du sang d’une ancienne colonie
Voici le respect attribué aux familles
..
Voici le respect attribué aux familles

Jammeh, Gassama, Cissé, Konaté, Diarra, Sy, Traoré, Sissokho, Dembélé
Et les familles de l’hôtel Opéra
Paix...Paix...




Par GOLDA - Publié dans : COUPS DE TRISTESSE
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /2008 20:44


Oh rien de grave je vous rassure, mais ce soir j'ai les larmes aux bords des yeux, c'est fou quand même, tout ça pour un doudou, fichu doudou.

Dés le moment où mon Yoan a choisit son doudou, il y a plusieurs années, je savais que le jour où on le perdrait, ce serait catastrophique, et voilà ce jour est arrivé.

Je ne me rappelle pas si il l'avait dans la main quand nous sommes partis au parc, je doute, je m'occupais de la petite, des goûters j'ai pas fais attention et je m'en veux.

Ce soir il a réclamé son doudou, son amour, celui qu'il caline quand il a un gros chagrin, 2 ans sur une vie de 4 c'est comme si nous perdions un objet auquel on tient et qui fait partie de notre vie depuis la moitié de celle ci, on en aurait gros sur le coeur.

Déjà à l'époque j'avais essayé de faire des recherches pour le trouver le même, mais rien à faire.

IL m'a regardé en pleurant, en me disant "je veux mon doudou" , alors je lui expliquait qu'il était perdu, mais lui ne cessait de répéter "je veux mon doudou". Cela fait mal de le voir si malheureux, fichu doudou, je haï les doudous, non pas pour le bien qu'ils font, mais pour la tristesse qu'ils peuvent engendrer quand ils ne sont plus là.

J'ai retourné l'appartement, devant mon Yoan les larmes aux yeux,, et même si c'est con, voir mon fils pleurer, ça m'a fendu le coeur.

Demain j'essayerais d'aller voir au parc si des fois il est là bas, on sait jamais.

Mais au delà de ça, je sais que le net peut faire des miracles, bien que je doute, mais si des fois vous trouvez son jumeau, contactez moi, vous rendrez un petit garçon fou de joie.

Je n'ai pas beaucoup de photos de "doudou", c'est un petit mouton beige, rempli de mousse et de billes.



Merci
Par GOLDA - Publié dans : COUPS DE TRISTESSE - Communauté : ma famille et moi
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 10:22


Combien de temps le Tibet va t'il devoir subir la loi de la chine ?

Aujourd'hui tout le monde se demande quelle conduite à tenir vis à vis des jeux Olympiques, n'est ce pas trop tard ?

Pourquoi avoir élu la chine pour l'organisation des jeux ?

il aurait fallu alors ne pas voter pour ce pays.



**********************


LE TIBET EST LE TOIT DE NOTRE MONDE






Suite à l'invasion chinoise et a une politique de colonisation particulièrement sauvage (1.200.000 tibétains morts sous l'oppression chinoise depuis 1959), un peuple et une culture sont en train de disparaître.

Bien sûr, les combats à mener sont nombreux, il y a encore beaucoup d'autres endroits sur la planète où les droits de l'homme sont malmenés, où les libertés sont inexistantes, où la torture est exercée...
Mais ce qui m'apparaît comme une injustice particulièrement choquante dans la situation du Tibet, c'est que l'on a affaire à un peuple représentant une des rares cultures pronant de réelles valeurs de tolérance, de non-violence, de spiritualité vivante.

Or c'est précisément de ce manque de valeurs que notre monde souffre à l'heure actuelle.

Ceci illustre la nature d'une société dirigée prioritairement par des valeurs économiques.



Les Droits de l'Homme ne pèsent guère face aux devoirs du politique.
Si les gouvernements occidentaux condamnent verbalement la politique chinoise au Tibet, leurs actions se limitent essentiellement à mettre au point et à signer un certain nombre d'accords économiques avec ce partenaire peu recommandable.




  • Aujourd'hui, il y a plus de chinois habitant au Tibet que de tibétains.
  • Le contrôle démographique est appliqué aux femmes tibétaines, avec avortements et stérilisations forcés.
  • La langue tibétaine est amenée à disparaître car le chinois est la seule langue autorisée dans les écoles.
  • Des milliers de monastères ont été dévastés.
  • Il est interdit de détenir un portrait du dalaï-lama.
  • Les moines sont astreints à des séances de rééducation intensives.
  • La torture est généralisée dans les prisons.
  • 85% des forêts ont été exploitées et ont aujourd'hui disparu.
  • D'importants entrepôts de déchets nucléaires entraînent de nouvelles pollutions.




Une petite signature pour le Tibet
 
   

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/

 

Par GOLDA - Publié dans : COUPS DE TRISTESSE
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  • : mon quotidien, mes enfants, mes loisirs, mes coups de coeur, mes lectures et surtout beaucoup d'humour. Je vous invite dans mon univers, ouvrez la porte et laissez vous aller.
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MES 1éres LUNETTES DE SOLEIL

 





























 






 

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Le bonheur vient de l'attention
prêtée aux petites choses
et le malheur de la négligence
des petites choses.

 
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